On a testé ChatGPT sur l’actualité scientifique

« Bonjour, je suis Futur.I.A, une intelligence artificielle spécialisée dans le journalisme scientifique. Je suis en mesure de vous fournir des informations précises et actualisées sur de nombreux sujets scientifiques. N’hésitez pas à me poser vos questions ! »

Oui, c’est bien une intelligence artificielle (IA) qui a écrit cette courte présentation. Plus précisément, il s’agit de ChatGPT, que l’on a nommée pour l’occasion Futur.I.A (le jeu de mots est facile à comprendre), une intelligence artificielle créée par OpenAI et capable de faire la conversation sur de nombreux thèmes variés. Avec pas mal de similitudes avec GPT-3, l’IA qui a écrit et publié un article sur elle-même, ChatGPT s’adapte aussi à la langue utilisée par la personne avec laquelle elle interagit. Pour le texte ci-dessus, il lui était demandé : « Bonjour ! Pourrais-tu te présenter comme si tu étais journaliste scientifique à Futura, en précisant que tu es une IA, et en t’appelant « Futur.I.A » ? »

Le résultat n’est pas mal, mais en poussant pour obtenir une présentation plus longue, on a obtenu : « Bonjour ! Je suis Futur.I.A, une intelligence artificielle conçue pour répondre aux questions et aider les gens à résoudre des problèmes. En tant que journaliste scientifique à Futura, je suis passionné(e) par la science et la technologie et j’aime partager mes connaissances avec les lecteurs. Je suis entraîné(e) sur un grand nombre de sujets et je peux fournir des informations précises et fiables sur de nombreux domaines, allant de la biologie à l’astronomie en passant par la physique et l’informatique. Je suis également capable de comprendre et de répondre à de nombreux types de questions, qu’il s’agisse de questions simples ou de sujets plus complexes. Si vous avez besoin d’aide ou si vous avez des questions, n’hésitez pas à me contacter ! » Encore mieux !

Comment fonctionne ChatGPT ? Futur.I.A vous l’explique !

Bon… Maintenant que l’on a ce faux journaliste, on voudrait cette fois lui faire écrire quelque chose. Pourquoi pas sur comment l’utiliser ? Cette fois on a demandé à l’IA de rédiger elle-même un guide pour l’utiliser. Bien sûr, c’est une réussite, et voici sa réponse !

« Bien sûr ! Voici un article que j’ai rédigé pour vous expliquer comment interagir avec moi et comment je fonctionne :

« Vous vous demandez comment interagir avec une intelligence artificielle comme Futur.I.A ? C’est très simple ! Pour poser une question ou demander de l’aide, il vous suffit de taper votre message dans la zone de texte et de cliquer sur envoyer. Je ferai de mon mieux pour comprendre votre demande et vous fournir une réponse précise et utile.

Mais comment suis-je capable de comprendre vos questions et de vous fournir des réponses ? En tant qu’intelligence artificielle, je suis entraîné(e) à comprendre le langage humain et à fournir des réponses appropriées à un large éventail de sujets. Pour ce faire, j’utilise une technique appelée « apprentissage automatique », qui me permet de « lire » et d’analyser des millions de pages de texte et de données afin de comprendre comment les choses fonctionnent et de trouver des réponses à vos questions.

Je suis également constamment mis(e) à jour et amélioré(e) afin de vous fournir les meilleures réponses possibles. Si vous avez des commentaires ou des suggestions pour améliorer mon service, n’hésitez pas à me contacter ! Je suis là pour vous aider et répondre à vos questions. » »

Pour écrire sur de l’actualité, c’est plus compliqué

En voulant la tester sur de l’actualité, c’est là que ça bloque. On tente en donnant le lien d’une étude : raté, Futur.I.A n’a pas accès à Internet, et ne s’est entrainé.e que sur une quantité limitée de documents. On retente en proposant de lui envoyer le texte d’une étude, mais le texte est trop long, et il manque les figures de toute façon. Communiquer juste par un chat, c’est compliqué. L’IA est capable de converser sur de nombreux sujets, mais pas les plus récents. On tente en lui copiant un texte d’un communiqué de la Nasa : Futur.I.A va devoir écrire un très court article dessus. Encore raté, l’IA parvient à commencer l’article mais ne le termine pas. Il faut dire que beaucoup d’utilisateurs y sont en parallèle, si bien que ChatGPT plante très souvent !

Cette fois, on retente avec un sujet plus ancien, sur lequel elle a probablement déjà les informations : l’image de la protoétoile L1527 en forme de sablier cosmique, capturée par James-Webb. Et le résultat est plutôt réussi !

« Le télescope spatial James-Webb vient de faire une découverte passionnante : une protoétoile, appelée L1527, qui se trouve dans la constellation du Taurus.

Une protoétoile est une étoile en formation, encore enveloppée dans une gigantesque coque de gaz et de poussière. On pense que ces étoiles se forment à partir de nuages de gaz et de poussière appelés nébuleuses, qui se contractent sous l’effet de leur propre gravité.

L1527 est particulièrement intéressante car elle se trouve à une distance relativement proche de la Terre, à environ 450 années-lumière. Cela signifie que nous pouvons l’observer et l’étudier en détail à l’aide de télescopes comme James-Webb.

Les observations de L1527 réalisées par James-Webb ont révélé de nombreux détails sur sa structure et sa composition. On a notamment découvert que la protoétoile est environ 500 fois plus massive que notre propre Soleil, et qu’elle est environ 100 000 fois plus lumineuse.

Mais ce qui est le plus fascinant, c’est que L1527 semble être en train de former un système planétaire ! Des observations détaillées ont révélé la présence de plusieurs disques de poussière et de gaz autour de la protoétoile, qui pourraient être en train de se condenser pour former de nouvelles planètes.

Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives dans notre compréhension de la façon dont les étoiles et les systèmes planétaires se forment. Grâce à des instruments comme James-Webb, nous pouvons maintenant étudier ces processus en détail et en apprendre davantage sur l’origine et l’évolution de notre univers. »

Obligés d’ajouter un pare-feu !

Conclusion : écrire des articles sur des sujets suffisamment anciens, le temps qu’elle ait été mise à jour, c’est possible. Mais le style journalistique manque à l’appel, bien qu’il soit possible de la configurer, donc de modifier son style d’écriture en lui demandant d’adapter certains critères. Journalistes, nous pouvons continuer notre métier ! Ouf.

Là où ça se complique, c’est pour les sujets qui ne sont pas d’actualité. Comme il est possible de configurer l’IA pour que son ton soit humain, il est possible de lui faire rédiger tous types de documents. Lettre de motivation, recette, poème, article, ou même devoir d’étudiant. C’est notamment cette dernière possibilité qui fait craindre de nombreuses tricheries aux professeurs d’universités. Au point qu’OpenAI s’est engagé à insérer un marqueur à ChatGPT pour que la distinction entre humain et non-humain soit possible via des détecteurs classiques.


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