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Etude : Usage et connaissance des logiciels espions en France | Blog officiel de Kaspersky

A l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes le 25 novembre, Kaspersky révèle les résultats de son étude, menée avec Sapio Research* auprès de 21 000 personnes issues de 21 pays dans le monde, sur l’usage et la connaissance des stalkerwares (logiciels espions grand public) au sein de la population afin de sensibiliser à la violence numérique.

 

La question du consentement est au cœur du débat sur les stalkerwares. Selon notre dernière étude Kaspersky et Sapio Research, seuls 49% des Français admettent savoir ce qu’est un stalkerware et 72% des français ayant répondu considèrent qu’ espionner son partenaire est inacceptable. Cependant, à la même question, près de 27% des répondants se sont montrés d’accord avec cette pratique. Pour aller plus loin, dans certaines situations bien précises, comme un soupçon d’infidélité, près de 66% des français estiment qu’il n’y a pas de mal à surveiller leur partenaire. Le couple se révèle ainsi un des lieux de prédilection pour ce type de pratique déviante. 

En termes de notoriété, nous constatons également que les hommes sont davantage conscients de l’existence de ce type de logiciel espion (56% des hommes vs. 42% des femmes). Sur ce critère en particulier, nous avons également identifié un biais générationnel. Ainsi, 54% des français âgés de 16 à 34 ans connaîtraient ces logiciels contre seulement 37% des plus de 55 ans. Il existe également une surreprésentation des hommes chez les personnes ayant admis avoir installé un stalkerware sur le téléphone de leur partenaire (10 % d’hommes vs. 5% de femmes).

MODERNA DE PUEBLO x Kaspersky - StalkerwaresMODERNA DE PUEBLO x Kaspersky - Stalkerwares


Au sein des personnes connaissant les stalkerwares, nous identifions également un niveau variable de sensibilisation aux différentes fonctionnalités qu’offrent ces logiciels espion. Si le fait que ces logiciels permettent d’intercepter un certain nombre de données de l’utilisateur est plutôt clair (surveillance des activités sur Internet, enregistrement vidéo et audio, etc.), seul un tiers (33%) des répondants est au courant qu’un stalkerware peut informer l’agresseur lorsqu’une victime tente de le désinstaller. Preuve en est, 42% des Français désinstalleraient immédiatement l’application s’ils venaient à la découvrir sur leur téléphone. 

« Ces chiffres sont révélateurs de la réalité du problème des stalkerwares. Le manque d’information sur leur existence et de connaissance de leurs fonctionnalités, et d’à quel point ils sont pernicieux peut avoir deux effets : la banalisation de leur usage pour les agresseurs, et le manque d’attention envers les victimes qui soupçonneraient l’existence d’un tel logiciel sur leur téléphone sans en avoir la preuve. Il faut être particulièrement vigilant dans le cas de la détection d’un stalkerware toutefois, car les études et expériences d’associations de protection des femmes victimes de violence démontrent que la violence numérique peut être en lien direct avec la violence physique. Concrètement, la désinstallation d’un stalkerware peut constituer une raison d’escalade de la violence, sous différentes formes, pour un conjoint jaloux. » rappelle Arnaud Dechoux, responsable des Affaires publiques chez Kaspersky France.

 

La violence numérique est un problème massif et répandu en France. 15% des Français indiquent avoir vécu une forme d’abus ou de violence de la part de son partenaire, bien que les hommes soient moins susceptibles d’avoir subi des abus (12 %) que les femmes (18 %). En ce qui concerne les types de violence perpétrée, la violence psychologique est la forme la plus courante vécue par les français (66 %), suivie par la violence physique (52 %), la violence économique (27 %) et la violence sexuelle (24%).

Pour éviter d’être victime d’un stalkerware, nous vous recommandons les actions suivantes :

  • Protégez votre téléphone par un mot de passe fort que vous ne partagez jamais avec votre partenaire, vos amis, ni vos collègues.
  • Modifiez les mots de passe de tous vos comptes et ne les partagez pas non plus avec qui que ce soit.
  • Téléchargez des applications uniquement à partir de sources officielles, comme Google Play ou la boutique App Store.
  • Installez immédiatement une solution de sécurité fiable, y compris sur votre téléphone mobile, et procédez régulièrement à une analyse de l’appareil. Toutefois, cette étape ne doit être réalisée qu’après avoir évalué le risque pour la victime, car l’auteur de l’infraction peut remarquer l’utilisation d’une solution de cybersécurité. 
  • Ne vous précipitez pas pour supprimer un stalkerware s’il est détecté sur l’appareil, car l’agresseur pourrait en être informé. Il est très important de prendre en compte le fait que celui-ci peut représenter un risque pour la sécurité. Dans certains cas, la personne peut intensifier ses comportements abusifs en guise de réponse.
  • Pour obtenir de l’aide et établir un plan de sécurité, contactez les autorités locales ainsi que les organisations de services qui soutiennent les victimes de violence domestique. Une liste des organisations concernées dans plusieurs pays est disponible sur le site www.stopstalkerware.org. 

MODERNA DE PUEBLO x Kaspersky - StalkerwaresPour en savoir plus à propos des stalkerwares et de la manière d’y faire face, consultez le site de la Coalition Against Stalkerware, qui réunit des organisations de lutte contre les violences domestiques et la communauté de la sécurité pour lutter contre cette menace.

La version complète de l’étude est disponible sur ce lien.

A cette occasion nous avons également travaillé avec l’artiste MODERNA DE PUEBLO sur la création d’une BD afin de sensibiliser au problème inquiétant des stalkerwares.
Retrouvez la BD complète sur ce lien.

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