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INFO FRANCEINFO. Violences faites aux femmes : Julien Bayou se met en retrait de la coprésidence du groupe écologiste à l’Assemblée

Julien Bayou se met en retrait de la coprésidence du groupe écologiste à l’Assemblée, a appris franceinfo de sources parlementaires mardi 20 septembre. La décision a été prise mardi matin lors d’une réunion de groupe à l’Assemblée, en présence des 23 députés écologistes. Julien Bayou, secrétaire national du parti, a été accusé par Sandrine Rousseau « de comportements de nature à briser la santé morale des femmes », lors de l’émission « C à Vous » lundi soir sur France 5.

>> Ce que l’on sait des accusations portées contre le député écologiste Julien Bayou par une ex-compagne

Le dirigeant écologiste se met en retrait le temps de l’enquête menée par la Cellule d’enquête et de sanction sur le harcèlement et les violences sexuelles et sexistes d’EELV, saisie par son ex-compagne. Dans l’intervalle, Cyrielle Châtelain, l’autre coprésidente, assurera seule la présidence du groupe. Julien Bayou reste secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts jusqu’au congrès. 

« C’est la bonne décision, quand la parole des femmes se libère, il faut en tirer les conséquences », réagit mardi 20 septembre sur franceinfo Aurélien Taché, député du Val-d’Oise et trésorier du groupe écologiste à l’Assemblée Nationale, après le retrait de Julien Bayou de la coprésidence du groupe écologiste à l’Assemblée. « Il va continuer de siéger. Il se met en retrait pour que la commission en charge des violences sexuelles et sexistes puisse travailler », précise Aurélien Taché. 

Selon lui, « il serait regrettable que Julien Bayou tire des conséquences définitives alors même que nous n’avons pas encore les conclusions définitives de la commission ». Concernant le temps pris par la commission, saisie cet été par l’ex compagne du leader écologiste, « il faut que cette commission fasse son travail le plus rapidement possible », estime Aurélien Taché. « Dans l’attente, au sein du groupe parlementaire, les responsabilités ont été prises puisque Julien Bayou se met en retrait ».

Aurélien Taché réagit également aux critiques de la majorité Renaissance sur les affaires de violences faites aux femmes : « la Nupes est la seule coalition politique, et les écologistes en particulier, qui prend le sujet des violences sexistes et sexuelles au sérieux et qui fait preuve d’une telle exemplarité et d’une telle éthique », affirme-t-il. « Nous n’attendons pas de savoir si la justice va ou non condamner. Il y a la parole des victimes qui s’est exprimée, nous l’entendons, nous avons des instances internes qui sont en train de travailler sur ce qu’il s’est passé exactement. Et dans l’attente, immédiatement, Julien Bayou a pris la décision de se mettre en retrait », conclut le député écologiste.

Après les accusations contre Julien Bayou, Europe-Ecologie-les-Verts se dit « pleinement mobilisé dans la lutte contre les violences faites aux femmes ». Dans un communiqué publié ce mardi, le parti Europe Écologie Les Verts rappelle s’être doté « d’une cellule d’écoute dès 2016 puis d’une cellule d’enquête et de sanction sur le harcèlement et les violences sexuelles et sexistes début 2017, cellule dont le fonctionnement est autonome, transparent, bénévole et indépendant du parti et de ses dirigeant·es ».

Le parti écologiste détaille que « la cellule a été saisie au mois de juillet 2022 pour un signalement concernant Julien Bayou » et ajoute qu’elle « travaille à son rythme et avec pour seul souci la recherche de la vérité » et que « selon l’urgence et la gravité des faits reprochés, elle peut décider de mesures conservatoires ». EELV précise également qu’un « audit de son fonctionnement sera effectué au mois de février 2023, après la décision du conseil fédéral de février 2022 ».


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