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Les ventes de cigarettes chutent de près de 20% en mars

La dissuasion par les prix, ça marche.  La forte augmentation du prix du tabac au mois de mars , près de 1 euro pour les cigarettes, s’est traduite par un plongeon des livraisons aux buralistes. Selon les douanes, les volumes de cigarettes mais aussi de cigares et de cigarillos ont chuté de 19,8% en mars rapportés au même mois de l’année précédente. Encore plus que  l’estimation publiée dans «Les Echos » mercredi . Côté tabac à rouler et à pipe, la baisse est de 15,6%.

« Cette hausse des prix de près de 15% a été parfaitement menée et a fonctionné de façon fantastique ! », se félicite le pneumologue et tabacologue Bertrand Dautzenberg. Il salue au passage l’alignement ministériel, Bercy compris, derrière l’objectif de baisse du tabagisme fixé par le Premier ministre : «La dépendance tabagique est une maladie industrielle. Quand les politiques sont cohérents, on fait reculer le tabac », déclare-t-il.

VIDEO. A qui profite la hausse du prix des cigarettes ?

Un mois, c’est certes un peu court pour juger de l’effet des hausses de taxes votées dans le précédent budget de la Sécurité sociale. D’autant plus qu’il y aura de nouvelles augmentations, deux par an jusqu’en 2020. Mais cela permet tout de même de dégager une tendance. Car il n’y a pas eu de surstockage par les buralistes au cours des derniers mois, hormis en Corse. Cela s’explique par une amorce d’augmentation des prix (environ 30 centimes de plus pour un paquet de cigarettes) dès novembre. En décembre déjà, les ventes de cigarettes en volume ont baissé de 6,9% et celles de tabac à rouler de 11,3%. En janvier et en février, elles ont continué à choir. 

«A mon avis, sur les 20% de baisse des livraisons de mars, seuls 12 ou 13% relèvent de l’augmentation des prix du 1er mars, ce qui suffit à en faire une très forte baisse », fait remarquer Bertrand Dautzenberg. Si cela est avéré, cela conforterait l’hypothèse faite par le gouvernement d’une forte réaction de la demande face à la hausse des prix. Mais cela ne signe pas encore une baisse de la consommation, puisque les fumeurs peuvent aussi se fournir à l’étranger ou sur Internet. On en saura plus en mai avec la publication du baromètre du tabagisme.


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