Plats industriels : comment choisir son poisson pané ? #2

Le surgelé représente plus de 60 % des achats de plats cuisinés à base de poissons ou de fruits de mer, selon une étude de l’établissement public France Agrimer en 2014. Parmi ces plats surgelés, il y en a qui sont particulièrement appréciés des enfants : les poissons panés ! « Un filet de poisson enrobé d’un peu de chapelure et légèrement frit puis arrosé d’un filet de jus de citron peut presque être acceptable pour les nutritionnistes, même s’il ne faut pas abuser des fritures », écrit Laurent Chevallier, médecin nutritionniste attaché au CHRU de Montpellier et auteur d’un nouveau livre paru aux éditions FayardL’Indulgence dans l’assiette .

Seulement, il n’est pas rare de tomber au supermarché sur des spécimens très critiquables sur les plans nutritionnel et gustatif. « Les poissons panés ne sont pas toujours à base de filet de poisson mais de chair ou de pulpe, note Laurent Chevallier, c’est-à-dire de mélanges de divers morceaux de poissons broyés avec les arêtes, de la peau, voire des tissus lymphoïdes. » Pire, d’après des observations de l’association de consommateurs CLCV, la mention « filet » peut désigner en réalité des « morceaux de filets agglomérés ». Encore pire ? « Selon des tests ADN réalisés par différents organismes de consommateurs, les espèces annoncées sur l’emballage ne correspondent pas toujours aux contenus », explique le nutritionniste.

Dans son nouveau livre, Laurent Chevallier a réussi à dénicher les poissons panés « les moins pires » parmi les nombreuses marques vendues en supermarché. Ses critères de sélection sont stricts. Sur l’étiquette de votre produit surgelé, le sel ne doit pas excéder 0,7 g pour une portion de 100 g. Seuls l’amidon modifié et les colorants naturels type paprika doivent être tolérés parmi les additifs. Enfin, et surtout, le poisson doit être en quantité égale ou supérieure à 60 % du produit global, et avoir été pêché dans l’océan Atlantique. « On connaît insuffisamment les conséquences dans le Pacifique de la radioactivité secondaire à l’accident nucléaire de Fukushima » au Japon, précise Laurent Chevallier.


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