Réchauffement climatique : pour une large majorité d’Européens, les gouvernements ne sont pas à la hauteur de l’urgence, selon un sondage

Une demande d’accélération et de changements profonds. Près de neuf Européens sur dix (87%) jugent que les gouvernements de leurs pays ne sont pas à la hauteur de l’urgence climatique et réclament des mesures plus strictes. C’est ce que montre un sondage BVA pour la Fondation Jean Jaurès et la Banque européenne d’investissement, publié jeudi 27 octobre.

Cette tendance est moindre chez les Chinois (76%) et les Américains (74%), mais elle reste majoritaire, selon cette étude réalisée en ligne du 8 au 31 août. Si la crise financière demeure la principale préoccupation des Européens (45%), le changement climatique arrive juste derrière à 41%, soit deux points de plus que l’an dernier, devant l’augmentation du coût de la vie (36%).

Les Chinois sont encore plus inquiets pour l’environnement (55%), à l’inverse des Britanniques (32%) et des Américains (28%) pour qui cette question semble moins importante. Le changement climatique affecte la vie quotidienne d’au moins deux tiers des citoyens européens (80%), américains (67%) et chinois (91%). Les habitants du sud de l’Europe en ressentent tout particulièrement l’impact, notamment les Italiens (91%), les Grecs (85%) ou les Espagnols (83%).

Pour une très large majorité de personnes au niveau mondial, l’urgence est déjà là : 88% des Chinois pensent que si nous ne réduisons pas drastiquement la consommation de biens et d’énergie, nous allons vers une catastrophe, tout comme 84% des Européens. Les Américains sont un peu moins formels (72%).

Tous estiment que les gouvernements sont trop lents à agir et réclament des mesures plus strictes. C’est l’exigence de neuf Chinois sur 10, de deux tiers des Européens (66%) et de la moitié des Américains. Les énergies renouvelables sont considérées comme une priorité d’investissement dans l’UE (65%) et en Chine (72%), moins aux États-Unis (47%).

Les citoyens sont partagés sur les mesures déjà prises dans plusieurs pays : moins de trois sur dix accepteraient de plafonner la température de leur logement à 19°C cet hiver. Quant aux autres pistes, environ huit Chinois sur dix approuvent l’idée de taxer la consommation d’énergie avec un fort impact sur le climat, comme le transport aérien ou les véhicules SUV, de réduire la vitesse sur autoroute et même d’indexer le prix de l’énergie sur le niveau de consommation. L’adhésion est moins importante chez les Européens et Britanniques (environ 60%) ainsi que chez les Américains (52%), mais reste toutefois majoritaire.

Le sondage a été mené auprès de 25 722 personnes, soit 30 échantillons représentatifs de la population de chaque pays selon la méthode des quotas.


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