INFOGRAPHIE. Bronchiolite : visualisez le démarrage précoce et de grande ampleur de l’épidémie en France

Une enveloppe de 400 millions d’euros. C’est le montant qu’a promis le ministre de la Santé après une réunion de plus de deux heures avec les représentants des services pédiatriques. Cette rallonge doit permettre, selon François Braun, de prolonger le doublement des heures de nuit afin de « passer le cap de l’épidémie de bronchiolite » plus précoce et virulente que les années précédentes.

Le dernier bilan épidémiologique de Santé publique France, publié jeudi 3 novembre, est alarmant : tous les indicateurs de l’épidémie sont au rouge. L’intégralité des régions est placée en niveau d’alerte maximale pour avoir dépassé le seuil épidémique. Pour autant, la situation n’est pas homogène sur tout le territoire français. Alors que l’est du pays semble subir un moindre impact, les Hauts-de-France et l’Île-de-France souffrent d’une surcharge hospitalière. À tel point que 31 bébés accueillis dans des hôpitaux franciliens ont dû être transférés vers d’autres régions.

Durant la semaine du 24 au 30 octobre, 6 167 enfants de moins de deux ans ont été vus aux urgences, soit deux fois plus qu’à la même période en 2021. Par rapport à la semaine précédente, ce chiffre a bondi de 47%. Le nombre d’hospitalisations après un passage aux urgences a quant à lui augmenté de 45% en une semaine.

L’épidémie est aussi beaucoup plus précoce que les années précédentes. Elle a déjà atteint le pic épidémique de la saison 2018-2019, particulièrement virulente. « On constate qu’elle est apparue cinq à six semaines plus tôt que les précédentes », note Sophie Vaux, pharmacienne épidémiologiste chargée de la surveillance de la bronchiolite à Santé publique France. « Généralement, elle commence mi-novembre, connaît son pic en décembre et finit en janvier ». Cette année, les premiers cas ont été détectés en septembre et le nombre de contaminations n’a cessé d’augmenter depuis. « La crise sanitaire a énormément perturbé les autres épidémies, aussi bien en France que dans le monde », selon la pharmacienne.

L’épidémie ne semble pas marquer le pas, bien que les symptômes ne semblent pas être plus graves que d’habitude. « Nous n’observons pas d’infléchissement de la courbe ni d’accalmie pour l’instant », relève encore Sophie Vaux.

Il est donc nécessaire de rester vigilant, car les symptômes, souvent bénins chez les adultes ou les adolescents, peuvent être dangereux pour les nourrissons. Se laver les mains, ne pas partager biberons et sucettes, nettoyer de manière régulière les doudous et aérer la chambre du bébé constituent des gestes nécessaires pour limiter les risques de contamination.


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