Bronchiolite : « Oui, on fait du tri, on est contraints à ça », regrette le chef des urgences pédiatriques d’un hôpital niçois

Le Dr Philippe Babe répond sur France Bleu Azur au ministre de la Santé qui avait affirmé la semaine dernière qu' »on ne trie pas les enfants à l’hôpital ».

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Radio France

Publié le 15/11/2022 11:27

Temps de lecture : 1 min.

En pleine épidémie de bronchiolite, le chef des urgences pédiatriques de l’hôpital de Lenval, à Nice le reconnaît : « Oui, on fait du tri, aujourd’hui on est contraints à ça », regrette le Dr Philippe Babe sur France Bleu Azur. Le ministre de la Santé François Braun affirmait pourtant il y a quatre jours que les hôpitaux ne triaient pas les patients.  « Je ne laisserai pas dire qu’on décide de qui on laisse vivre ou mourir. Soyons très clairs, on ne trie pas les enfants à l’hôpital », avait-il assuré à l’occasion du lancement d’un plan d’urgence national hospitalier pour répondre à la virulence de l’épidémie.

>>> Infographie : visualisez l’évolution de l’épidémie de bronchiolite

« On ne garde que les plus graves et on fait retourner à domicile les patients qui pourront attendre et, s’ils s’aggravent, reviendront à l’hôpital pour être hospitalisés », affirme Philippe Babe qui rappelle que « ça fait partie du travail des urgences de faire du tri ». Le docteur explique que les services pédiatriques sont touchés par les mêmes problèmes de manque de personnels et de lits que les services qui s’occupent des adultes.

« Faute de lits disponibles, on est souvent confrontés à garder des enfants toute la nuit sur des brancards, le temps que des lits se libèrent ».

Philippe Babe, chef des urgences pédiatriques de l’hôpital Lenval de Nice

à France Bleu Azur

Les urgences pédiatriques de Lenval ont dû commencer à transférer des petits patients vers d’autres hôpitaux du secteur, comme ceux d’Antibes ou de Grasse, il y a deux semaines déjà.

Avec 6 891 enfants passés aux urgences pour bronchiolite dans la semaine du 31 octobre au 6 novembre, dont 2 337 enfants ont été hospitalisés, les chiffres de l’épidémie sont au plus haut « depuis plus de 10 ans », selon Santé publique France.


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