À Bethléem, le retour des pèlerins et des touristes pour célébrer la magie de Noël

Publié le : 24/12/2022 – 23:49

S’il y a bien une ville qui incarne Noël, c’est Bethléem, en Cisjordanie occupée. Pour les chrétiens du monde entier, c’est là que Jésus est né. Après deux années de pandémie et de fermeture des frontières à cause du coronavirus, les touristes et les pèlerins sont de retour.

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Avec notre envoyée spéciale Bethléem, Alice Froussard

Dès 11 heures, ce samedi 24 décembre, à l’entrée de la vielle ville, des parades de scouts attendaient la venue du Patriarche latin de Jérusalem, Mgr. Pierbattista Pizzaballa, devant des centaines de touristes revenus après les années de pandémie et puis, les caméras des journalistes.

Tous l’ont ensuite accompagné ensuite en fanfare à travers la fameuse rue de l’étoile, celle que Joseph et Marie avaient empruntée à l’époque. Et puis, ils se sont dirigés vers la Basilique de la Nativité. Un rituel précieux pour de nombreux pèlerins, pour les touristes, et puis, pour la communauté chrétienne de Bethléem.

Des éclaireurs palestiniens pendant le défilé de Noël vers l'église de la Nativité, traditionnellement considérée comme le lieu de naissance de Jésus-Christ, dans la ville cisjordanienne de Bethléem, le samedi 24 décembre 2022.
Des éclaireurs palestiniens pendant le défilé de Noël vers l’église de la Nativité, traditionnellement considérée comme le lieu de naissance de Jésus-Christ, dans la ville cisjordanienne de Bethléem, le samedi 24 décembre 2022. AP – Majdi Mohammed

Une communauté chrétienne qui s’amenuise

La communauté chrétienne de Bethléem s’amenuise au fil des années par manque d’espace, par manque de terres, car la ville emblématique de Noël est encerclée de colonies israéliennes et se trouve derrière le mur de séparation de 8 mètres de haut. C’est vrai que c’est impressionnant quand on le voit en vrai, nous racontait Laure, une Française venue avec sa famille.

Plus on y est, plus on est imprégné. Ce soir, je trouve que c’est magique !

Laure, une Française, venue pour fêter Noël en famille

En tout cas, sur la place de la mangeoire, entre la Basilique de la nativité et la mosquée d’Omar, un grand sapin a été dressé, une crèche en bois d’olivier. Et puis, tout autour, il y a aussi ces boutiques de souvenirs qui savourent le retour des touristes, mais qui nous disent aussi que la reprise est faible. Il s’agit malgré tout d’une bonne nouvelle pour l’économie et pour l’emploi des Palestiniens, malgré une année morose. 2022 étant la plus meurtrière pour les Palestiniens et les Israéliens depuis 2006.

Cela n’a rien de comparable cependant avec les affaires avant la période d’avant le coronavirus, car les visiteurs sont là davantage pour profiter de la magie de Noël que pour acheter des souvenirs.


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