Plan d’urgence face à la bronchiolite : « L’hôpital n’est plus en capacité d’absorber un afflux de malades »

Jean-Luc Jouve président de la commission médicale d’établissement des Hôpitaux universitaires de Marseille (AP-HM) réclame « enfin » un plan de renforcement pérenne de l’hôpital alors que le gouvernement a déclenché mercredi un plan d’urgence lié à l’épidémie de bronchiolite.

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Radio France

Publié le 10/11/2022 09:11 Mis à jour le 10/11/2022 09:20

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« Notre hôpital n’est plus en capacité d’absorber un afflux de malades », regrette jeudi 10 novembre sur franceinfo le professeur Jean-Luc Jouve, chirurgien-pédiatre, alors que le nombre d’hospitalisations pour bronchiolite a atteint un niveau sans précédent « depuis plus de 10 ans« , selon Santé publique France. En réponse, le gouvernement a déclenché mercredi un plan d’urgence national prévu pour les situations sanitaires exceptionnelles.

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« Que ce soit le Covid, que ce soit la canicule, l’été ou que ce soit la bronchiolite, l’hiver, on n’arrive plus à absorber un pic d’activité », a insisté celui qui est aussi président de la commission médicale d’établissement de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille (AP-HM) et membre du collectif Inter-Hôpitaux. « La priorité pour nous, c’est d’avoir enfin un plan de renforcement pérenne de l’hôpital », indique-t-il. C’est d’autant plus nécessaire que « le scénario se reproduit à chaque fois » sur « des choses qui sont complètement prévisibles, comme la bronchiolite, qui arrive en hiver chaque fois à la même date, ou à peu près ».

Dans l’immédiat, le plan d’urgence national prévu pour les situations sanitaires exceptionnelles déclenché par le gouvernement est « la seule réponse », au vu de « l’état dans lequel est l’hôpital », estime Jean-Luc Jouve. Toutefois, il en redoute les éventuelles conséquences, car ce plan peut se traduire par le rappel du personnel hospitalier. « On a peur d’un effet négatif qui va être un épuisement encore un peu marqué du personnel. Et quand on dit ‘rappel des soignants’, quels soignants ? Les puéricultrices, les réanimateurs, on ne les trouve pas comme ça », pointe-il.


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