Paris : ce que l’on sait de l’attaque à l’arme blanche qui a fait six blessés à la gare du Nord

L’agression a débuté à 6h42 à l’entrée de la gare, avant de se poursuivre à l’intérieur, selon Gérald Darmanin, qui s’est rendu sur place mercredi matin.

Six personnes ont été blessées par un individu qui les a agressées à l’arme blanche, mercredi 11 janvier au matin, à la gare du Nord à Paris. Franceinfo fait le point sur ce que l’on sait de cette attaque au cœur de la première gare d’Europe.

L’agression s’est produite mercredi à 6h42

Un homme qualifié « d’extrêmement menaçant » par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a attaqué plusieurs personnes mercredi matin de façon « extrêmement violente ». L’agression a débuté à 6h42 à l’entrée de la gare, avant de se poursuivre à l’intérieur. Elle s’est achevée une minute plus tard, a détaillé le ministre, qui s’est rendu sur place dans la matinée. L’attaque a pris fin avec l’intervention de policiers aux frontières et de policiers en civil qui revenaient « de leur service » et « qui prenaient leur train pour rentrer chez eux », a ajouté le ministre lors d’un point presse. Ces derniers ont tiré à « trois reprises ».

Les policiers en civil n’étaient pas en service, mais ont fait usage de leur arme administrative, comme ils en ont l’autorisation, « dans le cadre des dispositions que nous avons prises », a ajouté Gérald Darmanin. Les policiers hors service étaient au nombre de deux, a précisé en fin de matinée la préfecture de police au micro de BFMTV.

Six personnes blessées à l’arme blanche, dont un policier

Le bilan provisoire de cette attaque fait état de six personnes blessées, dont un fonctionnaire de la police aux frontières touché lors de l’intervention, a précisé à franceinfo le parquet de Paris. L’une des cinq autres victimes, blessée « plus gravement que les autres », est actuellement hospitalisée, mais son « pronostic vital n’est pas engagé », a ajouté le ministre de l’Intérieur. Il précise qu’il s’agit « sans doute de la première […] qui a été attaquée à l’entrée de la gare du Nord (…) Sans l’intervention extrêmement rapide des policiers, il y aurait certainement eu des morts », a-t-il assuré. « Les blessures semblent relatives et aucun pronostic vital ne semble engagé à cette heure » du côté des victimes, a confirmé la préfecture de police sur BFMTV.

Concernant l’arme utilisée, Gérald Darmanin a affirmé qu’il ne s’agit pas d’un couteau, mais d’« une arme extrêmement dangereuse », que le suspect « aurait confectionné lui-même ».

L’identité du suspect est inconnue

Le suspect, qui a été interpellé par des policiers, est entre « la vie et la mort », a précisé le ministre de l’Intérieur, après avoir fait l’objet de « trois coups de feu » des forces de l’ordre. Contacté, le parquet confirme que son « pronostic vital est engagé ».

L’identité du suspect n’est pas connue, et « il n’avait pas de papiers sur lui », a ajouté le ministre.

Le parquet a ouvert une enquête pour tentative d’assassinat confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris. L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a également été saisie en raison de l’usage d’une arme à feu par les forces de l’ordre.

La circulation des trains n’est pas altérée 

Un périmètre de sécurité a été mis en place dans la gare, selon la SNCF, jointe par franceinfo, mercredi matin. Mais « tous les trains circulent normalement », assure la compagnie ferroviaire. Le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, la procureure de Paris, Laure Beccuau, et la maire de Paris, Anne Hidalgo, étaient sur place aux côtés de Gérald Darmanin, mercredi matin. 


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