L’archéoptéryx devient le plus ancien dinosaure volant

L’archéoptéryx, que l’on assimilait plus à une poule préhistorique qu’à un véritable oiseau, révèle enfin ses secrets. Depuis la découverte du premier spécimen dans le sud de l’Allemagne en 1861, les paléontologues n’ont pas cessé d’hésiter sur sa capacité à voler. L’équipe scientifique de l’ESRF (European Synchrotron Radiation Facility) a définitivement balayé les suppositions : le dinosaure à plumes était capable de voler !

L’analyse du spécimen a été effectuée grâce au synchrotron. Cet instrument produit une source extrêmement puissante de rayons X, qui a permis une analyse microscopique des os fossiles et une reconstruction en 3D fidèle de l’archéoptéryx. Interrogé à la suite de cette découverte, le paléontologue Paul Tafforeau, cosignataire de l’étude, souhaite souligner que le dinosaure « […] pratiquait le vol actif, mais pas le vol battu des oiseaux modernes ». Et de préciser : « L’archéoptéryx a un mouvement dorso-ventral. Son anatomie ne permet pas le vol actif de longue durée. » Cet oiseau préhistorique n’avait donc pas les adaptations pectorales pour voler comme les oiseaux actuels, en particulier le sternum permettant l’attache des muscles du vol.

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Le dinosaure à plumes mérite-t-il donc le surnom d’Urvogel, « le premier oiseau » ? Paul Tafforeau nous répond : « L’archéoptéryx est l’ascendant le plus lointain de l’oiseau. Il n’est pas son ancêtre direct, mais se situe à la base de l’arbre généalogique. » À la manière de Lucy qui appartient à une branche différente de celle qui engendrera les Homo sapiens. Le plus vieil ancêtre des oiseaux modernes est donc toujours à découvrir.


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