Réforme des retraites : les écarts des pensions entre les femmes et les hommes restent très importants

Le deuxième cycle de concertation sur la réforme des retraites débute. Les inégalités des pensions entre les hommes et les femmes font partie des sujets mis sur la table, car les différences sont encore très importantes. 

Article rédigé par

Radio France

Publié le 07/11/2022 19:58 Mis à jour le 07/11/2022 20:58

Temps de lecture : 1 min.

Les discussions reprennent entre le gouvernement et les partenaires sociaux lundi 7 novembre. Parmi les thèmes abordés pour ce deuxième cycle de concertation sur la réforme des retraites : les inégalités persistantes entre les pensions de retraite des femmes et des hommes. Elles sont encore plus importantes que pour les salaires. 

Les femmes retraitées touchent une pension inférieure de 40% à celle des hommes. La pension moyenne brute d’une femme est de 1 150 euros, tandis que celle d’un homme de 1 931 euros, selon les statistiques les plus récentes de 2020 des ministères sociaux. Il faut noter que l’écart entre les hommes et les femmes se réduit quand on prend en compte les pensions de réversion. Il s’agit de la part de la pension du conjoint décédé que touchent les veuves et veufs. 9 fois sur 10, ce sont les femmes qui touchent une pension de réversion. L’écart homme/femme se réduit alors à 28%, quand on intègre les pensions de reversions.

Les inégalités de salaires et les carrières hachées peuvent expliquer ces écarts de 28% à 40%. Une femme dont le salaire a été inférieur à celui d’un homme tout au long de sa carrière a cotisé moins fortement qu’un homme et cela se retrouve dans sa pension de retraite.

Par ailleurs, les femmes sont pénalisées par les périodes où leur parcours professionnel est mis en pause, quand elles ont des enfants. La durée de cotisation est moins longue que celle des hommes et cela se retrouve là aussi dans la pension de retraite. Cela se vérifie particulièrement dans le secteur privé : les femmes dans le secteur public ont, elles, des carrières moins fragmentées que dans le privé.

En 2004, la différence entre les pensions des hommes et des femmes était de 50%. Ce qui signifie que les femmes ont gagné 10 points entre 2004 et 2020. Cela fait dix points en 16 ans. Cette progression s’explique surtout par le fait que depuis l’après-guerre, les femmes ont été de plus en plus nombreuses à avoir une carrière professionnelle avec de meilleures qualifications. Ce qui a des conséquences positives sur les pensions.


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