Environnement : la couche d’ozone « en bonne voie » pour se reconstituer en quatre décennies, selon un rapport scientifique de l’ONU

Les experts mettent toutefois en garde contre les potentiels effets indésirables sur l’ozone de projets de géo-ingénierie destinés à limiter le réchauffement climatique.

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France Télévisions

Publié le 09/01/2023 16:43 Mis à jour le 09/01/2023 17:32

Temps de lecture : 1 min.

La couche d’ozone, qui protège la Terre de radiations solaires dangereuses, est « en bonne voie » pour se reconstituer en quatre décennies, déclarent, lundi 9 janvier, les experts du panel scientifique qui travaille sur l’ozone pour le compte de l’ONU. « Si les politiques actuelles restent en place, la couche d’ozone devrait retrouver les valeurs de 1980 (avant l’apparition du trou dans la couche d’ozone) d’ici environ 2066 au-dessus de l’Antarctique, 2045 au-dessus de l’Arctique et 2040 dans le reste du monde », estime l’ONU Environnement. 

Toutefois, les experts mettent en garde contre les potentiels effets indésirables sur l’ozone de projets de géo-ingénierie destinés à limiter le réchauffement climatique. Un de ces projets consisterait à injecter des milliards de particules de soufre dans la couche supérieure de l’atmosphère. Or, une injection de particules dans l’atmosphère « pourrait avoir pour conséquence une grave baisse du niveau de l’ozone », prévient le coprésident du panel scientifique, John Pyle. « Il y a beaucoup d’incertitudes. »

Le trou de la couche d’ozone a été créé par la pollution d’origine humaine, particulièrement par les chlorofluorocarbures (CFC) autrefois émis par de nombreux réfrigérateurs. Au cours des dernières décennies, la coopération mondiale lui a cependant donné une chance de se reconstituer. « L’élimination progressive de près de 99% des substances interdites qui détruisent l’ozone a permis de préserver la couche d’ozone et contribué de façon notable à sa reconstitution dans la haute stratosphère et à une diminution de l’exposition humaine aux rayons ultraviolets (UV) nocifs du soleil », notent les experts, qui publient leur estimation quadriennale sous l’égide de l’ONU.

Dès 1987, le protocole de Montréal, ratifié par 195 pays, a fortement réduit la quantité de CFC dans l’atmosphère. En 2016, l’accord de Kigali (Rwanda) a pour sa part prévu l’élimination progressive des hydrofluorocarbones (HFC), gaz extrêmement nocifs pour le climat utilisés dans les réfrigérateurs et climatiseurs. Si cet accord était respecté, il pourrait réduire de 0,5°C le réchauffement mondial d’ici à 2100, ont déjà estimé les experts de l’ONU. 


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